Les questions les plus fréquemment posées - notamment par les parents qui se demandent "comment çà se passe, dans l'Ile aux Loups". Sommaire à ce jour :

  1. Qu'est ce que le stage de Mimizan ?
  2. Comment est assurée la sécurité des jeunes ?
  3. Quel équipement ?
  4. Ramer à l’Encou : compétition ou loisir ?
  5. Combien de temps cela prend aux jeunes ?
  6. Quels sont les droits et les devoirs des parents des rameurs ?
  7. Quel est le mode de communication entre le Club et les parents ?

1 - Qu'est ce que c'est que le stage de Mimizan ?

Tous les ans, le Club propose à 50-60 jeunes (les plus "mordus", les plus assidus) de partir une semaine pendant les vacances de Pâques (cette année, c'est du 5 au 11 mai 2013) à Mimizan.

Logistique :

  • les enfants voyagent en train jusqu'à Morcenx ou Labouheyre et finissent en car. Pour l'édition 2013 : Départ le dimanche 5 mai de la gare de Montparnasse à 12h27, arrivée à Labouheyre à 16h47 ; Retour samedi 11 : les jeunes rament le samedi matin, et reprennent le train dans l'après midi pour arriver à 21h20 à la gare de Marne la Vallée)
  • Les coachs emmènent les bateaux du club avec le camion et la remorque du Club
  • ils sont hébergés dans un centre de vacances à Mimizan - dont le gérant, Bernard, a été entraineur d'aviron,
  • ils rament sur l'étang de Mimizan, à partir du club d'aviron où a grandi Eric Nottelet : ils font en général 1 sortie le matin et 1 sortie l'après midi. Le reste du temps : ping-pong, jeux divers... ou pour certains révision du bac (?!)
  • ils se déplacent sur place (de la gare au club et du Club au lieu d'hébergement) en car - c'est le même Bernard qui conduit le car
  • ils vont généralement une fois à la plage (sur l'Océan)dans la semaine
  • c'est 310 euros la semaine tout compris

Pour l'aviron :

  • ils sont encadrés par les entraîneurs de l'Encou (non seulement Eric, Fredéric et Sami, mais tous ceux qui sont cités dans le "mode d'emploi")
  • c'est l'occasion de travailler la technique de rame
  • c'est en général là que sont constitués les bateaux pour les championnats de fin d'année = les entraineurs constituent des équipages homogènes, en 8 ou en 4, ou en double... ou en skiff - équipages qui s'entraineront dans la même configuration pendant 2 mois, pour travailler la synchronisation, et comme dans un orchestre, s'habituer aux qualités / aux défauts de ses co-rameurs

Pour l'ambiance :

  • Ils ont l'air de drôlement s'amuser,
  • ils sont en chambre de 4,
  • je me demande parfois comment les entraineurs gèrent le calme le soir venu - mais apparemment, cela fait partie de leur métier (et le sport, cela doit quand même calmer les jeunes)
  • enfin bref, c'est un rite de l'Encou : ils n'y vont pas tous (les parents ne sont pas au courant, les enfants ne sont pas encore "accro"....) et ne le Club ne peut pas tous les emmener, mais en général, ceux qui y vont en reviennent ravis.

2 - Comment est assurée la sécurité des jeunes ?

Si l’on perd l’équilibre, on peut tomber à l’eau. Nous ne tenons pas de statistiques précises, mais il y a chaque année entre 5 et 10 rameurs du Club (sur 200 rameurs actifs) qui « se baquent » - la plupart du temps en « skiff ». Ils entrent alors dans notre grande confrérie des « ratons-laveurs ».

  • La première précaution est de ne pas faire d’aviron si l’on ne sait pas nager. Le club ne demande pas de certificat de natation, mais une déclaration sur l’honneur. Merci de ne pas s’engager à la légère.
  • La deuxième précaution est de ne pas sortir avec les conditions climatiques qui augmentent le risque de dessalage : en cas de grand froid, de grand vent, de courant trop fort sur la Marne, d’orage, on remplace la sortie par une séance en salle (machine à ramer, muscu).

Les enfants débutants (1, 2 ou 3 ans de pratique, selon l’âge et le niveau de débrouillardise) ne sortent pas sans qu’un coach suive le groupe en canot à moteur. En cas de chavirage, le coach récupère immédiatement l’enfant, lui passe une veste, le ramène au club (quelqu’un d’autre s’occupera du bateau), et veille à ce qu’il prenne une douche chaude et se change. (Pensez aux affaires de rechange !)

Les péniches sont plus impressionnantes que dangereuses. Elles ont la priorité sur les embarcations à rame (elles sont moins manœuvrantes). Sur notre portion de Marne (dédiée à l’aviron), elles doivent réduire leur vitesse à 5 nœuds (= elles n’avancent pas plus vite que des rameurs expérimentés). Il n’y a (quasiment) aucun risque de collision, mais les péniches font des vagues qui peuvent perturber les rameurs. Les rameurs apprennent vite à manœuvrer (se mettre parallèle au sillage, ramer bras seuls…). On croise en moyenne une péniche à chaque sortie.

Ensuite : les enfants ne devraient pas aller en salle de musculation sans présence d’un coach, qui veille à l’utilisation « sécurisée » du matériel.

Enfin, le club a acquis des cardiofréquencemètres qui seront parfois utilisés pour sensibiliser les jeunes athlètes à l’impact de leurs efforts sur leur corps. Des cardiofréquencemètres sont également en vente à la boutique du club (40 €) pour ceux qui voudraient en avoir un « rien qu’à eux ».

3 - Quel équipement ?

Eviter les vêtements amples ou avec de grandes poches (on peut se prendre les rames dedans). Sinon : une paire de basket et :

  • en été : T-shirt et short genre « cycliste »
  • en hiver : des jambes longues et des manches longues ET un pull-over, voire un bonnet. Au bout d’un moment, si on est réchauffé, on peut enlever des épluchures, mais il ne faut pas prendre froid au début…
  • en hiver : emmener également un vêtement chaud (anorak) – au cas où on est le barreur du jour. Il y a des vestes de quart pour cela au club, mais par expérience, il y a des jours où le barreur supporte les deux.
  • tout le temps : une tenue de rechange et une serviette. Même pour ceux qui ne se douchent pas au Club, on n’est jamais à l’abri d’éclaboussures, de pluie soudaine, ou de déssalage.

Pour les compétitions organisées par la Fédération, les rameurs doivent obligatoirement porter la combinaison du club (combinaison en lycra, débardeur-short). Elle peut être achetée à la boutique du Club (40 €) – pour les enfants, la première est offerte par le club. Ensuite, elle grandit en même temps que vos enfants (mon fils, 17 ans, a porté la même pendant 5 ans).

L’aviron étant un sport un peu « vieille France », il existe aussi une « tenue de Club » (pour les hommes : pantalon clair, chemise blanche, cravate du Club, blazer bleu marine avec un écusson du club sur la pochette – pour les femmes : pantalon ou jupe marine ou jean, chemise blanche, cravate du Club nouée a demi). Le sociétaire de l’Encou la porte lors des réunions un peu classieuses (AG, fête du Club, déjeuner du maire, avec d’autres clubs…). Les éléments spécifiques (la cravate et l’écusson) se vendent au Club. Les traditions se perdent, tout le monde n’a pas la « tenue de Club », ceux qui l’ont ne la portent pas toujours, mais à défaut de « tenue de Club », on demande dans ces occasions un minimum de tenue, y compris aux jeunes (chemise blanche et (on ose ?) cravate).

D’autres articles (coupe-vent, T-shirt, des moufles avec un trou pour la rame…), aux couleurs du club, sont en vente à la boutique du club, mais ne sont pas obligatoires.

4 - Ramer à l’Encou : compétition ou loisir ?

Le Club accueille les gens qui veulent ramer en loisir comme ceux qui veulent faire de la compétition.

C’est très vrai pour les adultes.

C’est théoriquement aussi le cas pour les jeunes. Dans les faits, tous les jeunes participent plus ou moins à des compétitions, en fonction de leur niveau :

  • parce que la compèt’, c’est dans les gênes du Club. L’Encou accumule les fanions de Champion de France depuis 132 ans,
  • parce qu’à l’aviron, les jeunes atteignent rapidement des niveaux très valorisants. C’est un peu comme quand vous regardez l’escrime aux JO : il y a peu de licenciés en France, mais énormément de catégories, et donc beaucoup de champions. Recomptez : un champion en skiff, 2 en double, 2 en pair-oar, 4 en 4 de couple, 5 en 4 barré, 4 en 4 sans barreur, 9 en huit, cela fait environ 25 champions de France par tranche d’âge et par sexe, 25 médailles d’argent, 25 médailles de bronze, 750 jeunes de chaque tranche d’âge et de chaque sexe participent aux championnats de France… (NB : à partir de Senior, il leur est même possible de participer 2 fois aux championnats de France : une fois en « bateau court » (skiff ou pair-oar) une autre fois en « bateau long » (tous les autres bateaux)).
  • enfin, parce que visiblement, nos jeunes sont à un âge où l’esprit de groupe est très important – et les rameurs d’un même bateau développent une sacrée solidarité.

Que se passe-t-il avec les jeunes qui ne seraient pas à l’aise avec la compétition ?

  • Certains sont suffisamment à l’aise dans leurs baskets pour continuer à venir de temps en temps ramer « pour le fun » et reviennent parfois à la compétition ensuite.
  • Parfois, la prise de position « anti-compétition » vient en réalité du fait que le jeune a du vague à l’âme. Dans ce cas, le jeune finit généralement par quitter le club. Dépister ces « douleurs muettes », pour éviter les désertions est également une de nos préoccupations. Nous demandons aux parents de ne pas hésiter à franchir la Marne, ou à poser des questions à l'adresse bmc.encou@gmail.com pour discuter de tout problème – réel ou supposé – de façon à ce qu’il puisse être traité le plus tôt possible.

Enfin, pour les parents : par rapport à d’autres sports, les compétitions d’aviron, c’est les vacances ! certains parents passent tous leurs samedis et tous leurs dimanches à amener leurs chéris aux 4 coins de l’Ile de France pour des matchs de basket et de rugby. Nous, à l’aviron, les jeunes ont – selon leur succès – 5 à 10 déplacements par an. Et comme ils rament ensemble, c’est très facile de mutualiser les transports. Les vacances je vous dis !

5 - Combien de temps cela prend aux jeunes ?

Les plus jeunes (les minimes, né(e)s en 1998 et 1999) ont 2 séances sur l’eau par semaine, le mercredi et le samedi. Les cadets (96 et 97) ont une séance supplémentaire : le dimanche matin. Les Juniors (94 et 95) se retrouvent encore plus fréquemment à l’Encou (presque tous les jours), sans qu'on sache si c’est parce que c’est mieux pour les résultats sportifs ou simplement parce qu’ils se retrouvent là comme d’autres se retrouvent au bistrot. Personnellement, je préfère que mes enfants trainent à l’Encou plutôt qu’au bistrot : ils se défoulent, ils sont en plein air, l’île des Loups est bien fréquentée, il n’y a pas de clopes… Enfin, les Seniors (93 et plus âgés) s’organisent en fonction de leurs études. Nos 3 rameuses qui sont en équipe de France viennent 10 fois par semaine, alors que d'autres s'orientent vers la pratique "Loisir".

Les plus inquiets des parents se demandent parfois si la pratique trop intensive de l’aviron ne nuit pas à la qualité des résultats scolaires. J’ai l’impression que tous les jeunes ont des activités prenantes : il y a ceux qui font une heure de violon tous les jours, ceux qui passent des heures sur l’ordinateur, ceux qui « fréquentent », ceux qui ne font rien - mais pendant des heures, etc… A l’Encou comme ailleurs, il y a des jeunes qui ont 18 de moyenne au bac et d’autres pour qui c’est un peu plus juste.

6 - Quels sont les droits et les devoirs des parents des rameurs ?

Enfants, parents et amis sont les bienvenus au Club en dehors des séances d’entraînement. La « popote » (le bar) est ouverte tous les samedi matin et les dimanche matin (les jeunes y sont peu, et préfèrent papoter dans le vestiaire, dans le garage à bateau, dehors).

Pour se rendre au club il faut traverser la Marne en barque. Parents et débutants sont priés de ne pas traverser tous seuls. Il suffit de se tenir debout sur le ponton, côté continent et, en quelques minutes, quelqu’un les verra et les fera traverser.

Les parents sont bienvenus en compétition, notamment pour 2 choses : pour assurer le transport et pour encourager (=crier « Allez l’Encou » sur le bord du bassin). C’est également l’occasion pour les parents faire connaissance entre eux. Les jeunes, eux, restent la plupart du temps ensemble, avec les entraîneurs, pour se mettre en condition physique et mentale. Les recommandations parentales incessantes du genre « n’oublie pas ton cache-nez ma petite chérie » ou « on profitera du temps libre à Vichy pour aller t’acheter des baskets » sont perçues, par les jeunes comme par les entraîneurs, comme une perturbation.

7 - Quel est le mode de communication entre le Club et les parents ?

La localisation de l'Encou (sur l'Ile aux Loups)représente un handicap pour les contacts impromptus entre le Club et les parents. Pour remédier à cela, 2 parents sont particulièrement en charge de la communication avec les autres parents du Club :

  • Bruno Witz, 46 ans, rameur sur le tard, père de Clément Witz (Junior) et Eugène (Minimes)
  • Florence Maisondieu, mère de Paul (Cadet) et Aurore (Minimes) – mais qui ne rame pas (encore ?).

Pour communiquer avec le Club, les parents peuvent :

  • y venir (cf § précédent)
  • utiliser une adresse mail dédiée à la communication avec les parents : bmc.encou@gmail.com (comme Benjamins, Minimes, Cadets de l'Encou)
  • poser des questions plus intimes (les coups de blues, les problèmes personnels) à l’adresse personnelle de Bruno Witz : lbwitz@free.fr.